10 mai 2016

LA PESTE ECARLATE.


L’action se situe 70 ans après qu’une mystérieuse épidémie foudroyante ait décimé la majorité de la population mondiale. Un survivant, vieillard maintenant, raconte à une bande de sauvageons le monde qu’ils n’ont pas connu.


La classe dirigeante possédait alors tout et leurs pourvoyeurs de nourriture ne disposaient que de quoi ne pas mourir de faim. Les Etats-Unis étaient dirigés par le Conseil des Magnats de l’industrie. Quand survient la peste écarlate, la civilisation s’effondre et c’est soudain chacun pour soi. Pillages et émeutes se déchainent tandis que les populations se sauvent ou se retranchent et meurent en masse. Dernier témoin, il raconte comment des tribus se sont formées parmi les survivants, inversant bien souvent les anciens rapports sociaux. Savoirs et connaissances disparaissent rapidement, cessant d’être transmis car seule compte désormais la survie. Ses jeunes auditeurs ne savent d’ailleurs pas lire et parle une langue simplifiée.

Dans ce court roman initialement publié en 1912, Jack London expérimente le genre post-apocalyptique. Le procédé lui permet de délivrer un message pessimiste, de livrer une vision fataliste de l’humanité. Ce dernier survivant, ancien professeur, a conservé des livres rescapés mais craint que ne recommence éternellement la même histoire, que leurs contenus ne soient utilisés à de mauvaises fins.

« La race humaine est vouée à retourner de plus en plus loin en arrière dans la nuit primitive avant de reprendre encore une fois son ascension sanguinaire vers la civilisation ».

LA PESTE ECARLATE.
Jack London
Traduit de l’anglais par Marie-Claude Peugeot
98 pages – 10 euros
Éditions Circé – Belval – août 2010

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