3 février 2026

LE PROCÈS PAPON

« Archétype français du Schreibtischtäter, ce “criminel de salon“ que la presse allemande a défini au moment du procès Eichmann (1961) et de celui de Frankfort (1963-1964) », comme le résume Johann Chapoutot dans sa savante préface, Maurice Papon n’est pas Klaus Barbie, le nazi tortionnaire jugé à Lyon en 1987, ni Paul Touvier, le « milicien psychopathe », jugé à Versailles en 1994, mais un « simple » fonctionnaire du régime de Vichy. Après avoir assisté pendant six mois à son procès en 1997, pour la Ligue des Droits de l’homme, à Bordeaux, Jean-Jacques Gandini, devenu avocat pour défendre les exclus, en livre le récit.