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20 mars 2026

ENTRETIEN AVEC ERNEST LONDON (pour Babelio)

Nous avons répondu aux questions de Justine Roca-Aranda, pour Babelio.

 

Y a-t-il des livres qui ont changé votre manière d'appréhender la réalité, la société ? Si oui, lesquels et pourquoi ?

22 octobre 2024

ENTRETIEN AVEC PIERRE-MARIE TERRAL

Auteur d’une thèse sur le Larzac (que nous lirons et chroniquerons prochainement), puis d’une bande dessinée sur l’histoire de cette « lutte paysanne », Pierre-Marie Terral, rencontré récemment, a accepté de répondre à quelques questions.

25 juin 2023

ENTRETIEN AVEC JEAN MORISOT, DES ÉDITIONS LA FABRIQUE

En 1998, Éric Hazan fondait, avec quelques ami·es les éditions La Fabrique. Jean Morisot, qui prend progressivement sa succession, avec Stella Magliani-Belkacem, a accepté d’évoquer, pour le numéro de juin 2023 d'Alternative libertaire, ces 25 années, les 225 livres parus et « la répression qui vient ».

29 janvier 2023

ENTRETIEN AVEC ALESSANDRO PIGNOCCHI

Alessandro Pignocchi vient de publier (et d’illustrer) un livre discussion avec l’anthropologue Philippe Descola, dans lequel ils esquissent «  la perspective d’une société hybride qui verrait s’articuler des structures étatiques et des territoires autonomes dans un foisonnement hétérogène de modes d’organisation sociale, de manière d’habiter et de cohabiter  ». Il a accepté de répondre à nos questions pour le numéro de janvier 2023 d'Alternative libertaire.

10 décembre 2022

ÉTHNOGRAPHIES DES MONDES À VENIR

Alessandro Pignocchi s’entretient à bâtons rompus avec l’anthropologue Philippe Descola dont les ouvrages lui ont permis de comprendre que « le concept de nature, loin de désigner une réalité objective, est une construction sociale de l'Occident moderne », et que la plupart des autres peuples du monde n'établissent pas de distinction entre nature et culture. « La protection de la nature ne pouvait donc pas être […] le contrepoint politique radical à la dévastation du monde orchestré par l'Occident industriel » : « protection et exploitation sont les deux facettes complémentaires d'une même relation d’utilisation ». Ensembles, ils esquissent « la perspective d'une société hybride qui verrait s'articuler des structures étatiques et des territoires autonomes dans un foisonnement hétérogène de modes d'organisation sociale, de manière d'habiter et de cohabiter ».

10 décembre 2020

NOUS SOMMES LES CHARDONS

« “L’homme est fait pour écouter les oiseaux et pour leur donner des noms, disait le père, aujourd’hui, le bruit des machines est arrivé aux oreilles des gens et ils ne comprennent pas qu’ils en ont la migraine. Pourtant, c’est normal, nos oreilles sont faites pour entendre le vent dans les arbres et pas plus d’une ou deux voix à la fois. Mais les habitants des villes n’entendent plus rien, car ils sont assourdis par le bruit de la planète entière.“ C’est de ça que le père avait voulu se préserver en venant habiter la montagne, en montant plus haut que les voitures, là où nul n’ose plus se rendre aujourd’hui. Il m’avait emmené là pour que j’apprenne à écouter autre chose que tout ce bruit, m’avait-il expliqué un jour où je lui demandais pourquoi on n’allait pas vivre ailleurs. »

18 novembre 2020

CAS D’ÉCOLE - Histoires d’enseignants ordinaires

Portraits d’enseignants, plutôt exemplaires, investis dans leur travail, mis en difficulté par des collègues dysfonctionnants, des parents intrusifs, une direction incompétente, une hiérarchie implacable jusqu’à l’absurde, incapable d’entendre, d’accompagner et de reconnaître ses erreurs, maltraitante, jusqu’au drame parfois. Et aussi, portrait d’un ministre « qui saborde l’éducation nationale depuis plus de dix ans ».

19 mai 2020

VOYAGE EN MISARCHIE - Essai pour tout reconstruire

À la suite d’un accident d’avion, Sébastien Debourg, professeur à l’université de Cergy-Pontoise, spécialisé en droit de la finance internationale, se retrouve dans un pays inconnu, organisé selon le principe d’une réduction maximale des pouvoirs et des dominations : la Misarchie. Avec surprise, puis curiosité, souvent beaucoup d’incrédulité, voire d’incompréhension, il poursuit son exploration et ses découvertes. Le procédé littéraire du « voyage fantastique » initié par Jonathan Swift, remis au goût du jour par Emmanuel Dockès, lui-même professeur de droit à l’université de Paris-Ouest-Nanterre, lui permet par un habile décalage de point de vue, de montrer l’étendu d’un possible (presque) à porté de main, de rendre concrète, intelligible et réaliste, l’utopie d’une autre organisation sociale. C’est l’absurdité de notre société qui frappe, plus souvent que la cocasserie de la Misarchie.

20 septembre 2019

300 000 ANS POUR EN ARRIVER LÀ


Homo sapiens a vécu paisiblement pendant 290 000 ans, jusqu’à ce qu’apparaissent l’agriculture et l’élevage, provoquant, en se généralisant, « une catastrophe comparable à la comète qui a fait disparaître les dinosaures ». En nous racontant le monde d’après l’effondrement et celui d’avant la « révolution » néolithique, en passant par les COP 1 à 45, Grégory Jarry et Otto T. nous invitent à réfléchir sans tergiverser aux enjeux actuels, non sans se départir de leur fameux sens de l’humour.

13 juillet 2019

PLUTÔT COULER EN BEAUTÉ QUE FLOTTER SANS GRÂCE - Réflexions sur l’effondrement

Profondément marquée et inspirée par La Longue route, le récit du navigateur Bernard Moitessier qui, en 1969, renonça à terminer et gagner la toute première course de vitesse en solitaire autour du monde, sans escale et sans assistance extérieure, pour rester en mer, après sept mois de traversée, pour fuir le monde moderne et sa société de consommation, ses saccages, Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien. Elle propose une voie pour « refuser de parvenir » et instaurer « la dignité du présent ».

21 avril 2019

LA RECOMPOSITION DES MONDES

Considérant que le concept de « nature » est une récente création occidentale qui permet d’organiser le monde en la considérant comme ressource ou sanctuaire, Alessandro Pignocchi lui oppose la plupart des autres peuples qui ne la distinguent pas de la culture. Les indiens d’Amazonie, par exemple, développent des relations sociales avec les plantes et les animaux, identiques à celles entretenues avec les humains. « Au prisme de l’anthropologie, la protection de la nature apparait comme le prolongement, indissociable, de l’exploitation. » « Notre concept de Nature favorise cette relation de sujet à objet (qui se focalise sur l’utilisation) et occulte les riches relations de sujet à sujet (fondées sur la prise en compte empathique de l’autre) que nous pourrions nouer avec les non-humains. » Découvrant qu’existent en France des endroits où cette « révolution cosmologique est déjà en cours », il décide de se rendre sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes et raconte sa rencontre avec « des gens qui ont conscience d’habiter un territoire commun, un territoire qu’ils cherchent à partager au mieux, entre humains et non-humains. »

17 janvier 2019

ZAPATA EST VIVANT !


Ils ont tué Zapata. Mais Zapata n’est pas mort. Ils l’ont tué quand il était forêt, rivière, jaguar, maïs, indien, femme, enfant. Mais Zapata n’est pas mort. Zapata est vivant.