Le 25 février 2025, Jean-Michel Aphatie évoque sur RTL les nombreux « Oradour coloniaux » perpétrés par la France en Algérie, déclenchant un tollé de protestations de la part des « démagogues d’extrême droite et des droites radicalisées », relayées par leurs médias de propagande. Olivier Le Cour Grandmaison revient sur la guerre totale menée sous le commandement du général Burgeaud, les massacres et les « enfumades », que le « roman impérial-républicain » continue d’occulter et d’euphémiser.
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4 juin 2026
14 mai 2026
LATÉRAL GAUCHE
Journaliste et historien du sport, Nicolas Kssis-Martov part à la recherche d’un « foot de gauche », progressiste et solidaire, terrain de lutte où se construisent des alternatives, outil de résistance, dans les tribunes comme dans les clubs. En une douzaine de chapitres, il présente quelques figures iconoclastes qui ont marqué, à leur façon, l’histoire du ballon rond.
19 novembre 2025
UNE VIE BRÈVE
Michèle Audin (1954–2025), mathématicienne et historienne spécialiste de la Commune, est la fille de Maurice Audin, torturé et tué par l’armée française pendant la bataille d’Alger, en juin 1957. L’ « affaire » n’est pourtant pas le sujet de ce livre, puisque c’est sa vie qu’elle entend évoquer, à la recherche de toutes les traces qui n’ont, elles, pas disparu.
19 novembre 2024
ENFANTS EN GUERRE. GUERRE À L’ENFANCE ?
Depuis le début du XXe siècle, les conflits ciblent les civils, en particuliers les enfants. Depuis 1914, tous les pays belligérants ont suscité l’adhésion idéologique de leur jeunesse. S’il n’est pas possible de penser une « universalité de l’enfance en guerre », textes et images rassemblés dans cet ouvrage par les commissaires de l’exposition éponyme, et qui dessinent « une communauté d’expérience », permettent de montrer que les enfants constituent bien « un objet historique à part entière ».
13 septembre 2024
BOURDIEU
Familier de l’Algérie par ses activités professionnelles, Pascal Génot a enquêté sur les lieux et les personnes fréquentés par Pierre Bourdieu lors de son service militaire en 1957 à 1958, puis ses années d’enseignement à l’université d’Alger.
18 septembre 2023
OUBLIER CAMUS
« Parangon d’un humanisme abstrait », « aussi vague qu’ostentatoire », Albert Camus semble faire l’unanimité. Pourtant, ses contradictions, « force motrice » de son oeuvre, sont rarement étudiées. Professeur associé à l’Université de Caroline du Nord, Olivier Gloag propose une relecture de ses textes pour mettre en lumière son « attachement viscéral » au colonialisme, et analyse ses relations avec Jean-Paul Sartre, à qui ses textes semblent souvent répondre.
1 avril 2022
UNE HISTOIRE SOCIALE ET POLITIQUE DE LA CONQUÊTE DE L’ALGÉRIE
Romain Bonnel et François Cerutti reviennent sur le contexte historique, économique et social qui a poussé le gouvernement français de Charles X a lancer l’opération de conquête de l’Algérie, et décrivent cette « logique coloniale qui consiste à instaurer un rapport de force contre celles et ceux qui auraient manqué à leur devoir de développement universel ».
15 février 2022
POINTS DE NON-RETOUR [QUAI DE SEINE]
Nora, réalisatrice de documentaires, souffre d’une incapacité à franchir les ponts, notamment le pont Saint-Michel. Les échanges avec son thérapeute l’aideront à plonger dans sa mémoire amputée par un lourd secret familial. Leurs dialogues sont entrecoupés par des conversations entre Irène, « la fille des colons », « la fille de la conquête de l’Algérie », et Younès, le colonisé.
Bribe après bribe, se dessine leur histoire d’amour, qui se dresse contre toutes les haines, contre les préjugées de leurs familles endeuillées par la guerre. La grand-mère, l’oncle, la tante et les cousins d’Iréne, égorgés dans les vignes. La mère et les frères de Younès, morts à Sétif pendant le massacre. « Tu vois mon amour, on ne rentre pas tous les deux dans le même “ON“. »
Bribe après bribe, se dessine leur histoire d’amour, qui se dresse contre toutes les haines, contre les préjugées de leurs familles endeuillées par la guerre. La grand-mère, l’oncle, la tante et les cousins d’Iréne, égorgés dans les vignes. La mère et les frères de Younès, morts à Sétif pendant le massacre. « Tu vois mon amour, on ne rentre pas tous les deux dans le même “ON“. »
5 décembre 2021
1953, UN 14 JUILLET SANGLANT
Lors du traditionnel défilé syndical du 14 juillet 1953, à Paris, la police provoque des affrontements et tire, tuant six ouvriers Nord-Africains, qui réclamaient l’indépendance de l’Algérie, et un syndicaliste métallurgiste, membre du service d’ordre de la CGT. S’appuyant sur des témoignages directs et les archives de la presse, Maurice Rajsfus a enquêté sur ce crime d’État et révèle les mécanismes d’un racisme systémique. Comme il l’indique en avertissement : « Ce n'était que la représentation des méfaits ordinaires du colonialisme, importés cette fois en métropole. »
25 novembre 2021
« ENNEMIS MORTELS » Représentations de l’islam et politiques musulmanes en France à l’époque coloniale
Des représentations de l’islam et des musulmans ont été élaborées, de la fin du XIXe siècle jusqu’à la guerre d’Algérie, par les élites académiques, scientifiques, littéraires et politiques : religion « nuisible » selon Ernest Renan, sexualité prétendument débridée et « contre nature » de ses adeptes selon Maupassant, jugés rétifs au progrès, danger protéiforme et existentiel qui menace les bonne moeurs et la sécurité sanitaire, l’avenir de la nation et de la civilisation occidentale. Olivier Le Cour Grandmaison, enseignant en sciences politiques et philosophie politique à l’université Paris-Sarclay-Évry-Val d’Essonne, analyse « l’invention d’un Orient islamisé réputé par nature obscurantiste, hostile au progrès et ennemi d’un Occident pensé comme l’unique moteur de l’histoire universelle », qui affecte notre présent et alimente beaucoup d’obsessions islamophobes contemporaines.
12 octobre 2021
LE VISAGE DE PIERRE
Mai 1960. « L’Amérique était derrière lui, son passé aussi ; il était en sécurité. La violence ne serait pas nécessaire, le meurtre non plus. Paris. La paix. » Pourtant, Simeon Brown, jeune Noir américain en exil, découvre rapidement qu’ici aussi certains subissent humiliations et brimades quotidiennes : « Les Algériens sont les nègres de la France. »
8 septembre 2021
ICI ON NOYA LES ALGÉRIENS
Le 17 octobre 1961, une manifestation pacifique d’Algériens a été brutalement réprimée par la police parisienne, sous les ordres du préfet Maurice Papon. Onze mille personnes sont arrêtées et plus de deux cents autres seront noyées, étranglées ou abattues. Pourtant, le bilan officiel ne fera très longtemps état que de deux morts. Pendant trente ans, Jean-Luc Einaudi, éducateur qui se fait chercheur, enquêtera sur ce crime d’État. À son tour, Fabrice Riceputi retrace cette bataille intellectuelle, judiciaire et politique contre un mensonge d’État.
20 juillet 2021
UTOPIES PIRATES - Corsaires maures et Renegados d’Europe
De la fin du XVIe au XVIIIe siècle, des milliers d’Européens, capturés par les États de la côte de Barbarie, se convertirent à l’Islam. Ces Renegados étaient employés par la piraterie barbaresque, apportant les techniques de navigation européennes. Peter Lamborn Wilson s’intéresse plus particulièrement à la petite République pirate de Rabat-Salé qui, pendant environ cinquante ans, pendant la première moitié du XVIIe siècle, fut une véritable « utopie pirate », indépendante, à la différence d’Alger, Tunis et Tripoli, protectorats de la Sublime Porte.
5 octobre 2020
L’ÉTRANGE ÉTRANGER - Écrits d’un anarchiste kabyle
Mohamed Saïl (1894-1953) fut toute sa vie un ardent militant contre le colonialisme et le capitalisme. Déserteur lors de la Première Guerre mondiale, engagé dans la colonne Durutti pour combattre le fascisme et défendre la révolution, il n’a cessé d’écrire pour la presse anarchiste en France et en Algérie. Francis Dupuis-Déri a rassemblé ici une trentaine de ses articles, rédigés de 1924 à 1951 .
23 septembre 2020
FRANTZ FANON
En août 1961, Frantz Fanon rencontre Jean-Paul Sartre, en compagnie de Simone de Beauvoir et de Claude Lanzmann. Ces trois journées d’intense discussion servent de prétexte à cette biographie dessinée. Fanon revient sur son parcours de psychiatre, son engagement dans la guerre d’indépendance algérienne et les luttes anticoloniales en général, deux sujets extrêmement liés. Plongée en image au coeur de sa pensée.
12 juin 2020
DANS LA CLASSE DE L’HOMME BLANC
À partir des archives de l’Éducation nationale, des textes officiels et des manuels scolaires, Laurence De Cock retrace les débats qui ont agité l’enseignement de l’histoire de la colonisation, depuis les années 1980. Si l’histoire coloniale a toujours figuré dans le récit national scolaire comme support de valorisation de la fierté patriotique, surtout à partir de la IIIe République, elle est l’un des contenus les plus mobilisés dans les débats publics. Le système colonial était fondé sur les principes d’inégalités juridiques, de domination et d’usage légitime de la violence. Comment la transmission des valeurs et idéaux républicains dont se targue la France, peut-elle être compatible avec celle de cette histoire de leur violation légitimée ?15 janvier 2020
L’AFFAIRE AUDIN (1957-1978)
Dans la nuit du 11 au 12 juin 1957, le mathématicien Maurice Audin, assistant à la faculté des sciences, est arrêté à son domicile, rue Flaubert à Alger, par les parachutistes du 1er RCP. Personne ne le reverra bien que ses gardiens affirment qu’il se soit évadé. Dès mai 1958, Pierre Vidal-Naquet réfute cette théorie et démontre que Maurice Audin serait mort sous la torture.28 juin 2019
LA QUESTION
Directeur d’Alger Républicain de 1950 jusqu’à son interdiction en 1955, Henri Alleg doit passer dans la clandestinité en novembre 1956 pour échapper aux mesures d’internement qui frappe la plupart des collaborateurs du journal. Arrêté le 12 juin 1957, il est séquestré un mois entier et livre ici le récit de sa détention, dénonçant les tortures dont il a été victime.24 avril 2019
IMPASSE VERLAINE
14 mars 2019
DE NOS FRÈRES BLESSÉS
En 1956, Fernand Iveton dépose une bombe dans un local à l’écart des ateliers de l’usine où il travaille, à Alger. Cet acte symbolique qui s’inscrit dans la lutte de libération nationale ne doit blesser ni tuer personne. Dénoncé, il est arrêté avant l’explosion. Coupable d’une intention de sabotage, il est condamné à la peine capitale, dossier facile à défendre mais qui tombe au mauvais moment. « La guerre et la loi n’ont jamais fait bon ménage. »
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