Avec ce livre, conçu conjointement avec la série documentaire éponyme, Raoul Peck entend déconstruire l’histoire officielle et eurocentrée, « montrer l’échec des grandes idées humanistes et leur dévoiement au service des pouvoirs », en adoptant la perspective de ceux qui ont été conquis, vendus, massacrés, torturés, éradiqués. Mettant en réseau les travaux de trois chercheurs, Sven Lindqvist, Roxane Dunbar-Ortiz et Michel-Rolph Trouillot, il s’attache à redonner à ceux-ci toute leur place dans l’histoire et à mettre ne lumière les mécanismes qui ont contribué à les évincer.
16 avril 2026
1 décembre 2025
LES SENTIERS D'ANAHUAC
Le franciscain Bernardino de Sahagún, accablé par les destructions des savoirs aztèques commises par ses compatriotes, entreprend une minutieuse collecte, à l’aide de jeunes indiens qu’il a recueillis et instruits. Il entend surtout comprendre pour mieux combattre, pour mieux convertir, « comme un médecin doit connaître le mal dont souffre le malade pour trouver le bon remède ».
20 juillet 2025
LES WENDATS
Membre du clan de la Grande Tortue et originaire du Village-des-Hurons (Wendaké ), Georges E. Sioui raconte l’histoire de ses ancêtres Wendats et des autres nations amérindiennes de la civilisation du Cercle. Il retrace l’origine de leurs idées sociales et philosophiques, poussé par « un désir incompressible de délivrer leur mémoire de l'inattaquable geôle conceptuelle que construisit jadis pour elle l'histoire blanche et où elle l'enferma pour jamais ».
23 juin 2025
500 ANS DE RÉSISTANCE AUTOCHTONE
Lorsque la colonisation européenne a débuté avec l’arrivée de Christophe Colomb, les peuples autochtones d'Amérique comptaient 50 à 60 millions de personnes et parlaient plus de 1000 langues. En bande dessinée, Gord Hill raconte leur histoire, leurs traditions et surtout plus de 500 ans de résistance collective.
9 février 2025
COMMUNALISME ANDIN ET BON GOUVERNEMENT
28 juin 2023
LES PENSÉES DE L’INDIEN QUI S’EST ÉDUQUÉ DANS LES FORÊTS COLOMBIENNES
Manuel Quintin Lame (1880-1967), « l’Indien-loup », responsable du premier et plus vaste soulèvement autochtone de l’ère républicaine en Colombie, passera dix-huit années en prison, tout en continuant d’inspirer et de soutenir les résistances autochtones. Ses Pensées, enterrées pendant trente ans, servent aujourd’hui encore « d’horizon pour les générations d’indiens qui sommeillent dans les champs immenses de la Nature divine », ainsi qu’il l’avait prédit.
19 novembre 2022
LE SPORT EST-IL UN JEU ?
Le sport est-il un jeu ? La question – avec quelques autres – est posée à l’anthropologue Philippe Descola qui compare le modèle moderne que l’Occident a imposé au reste du monde, reposant exclusivement sur la compétition avec celui des sociétés amérindiennes.
21 septembre 2022
LEONARD PELTIER, non au massacre du peuple indien
3 mars 2022
NOUS SANS L’ÉTAT
21 janvier 2022
PARDON AUX IROQUOIS
17 novembre 2021
LE MIDDLE GROUND
13 juillet 2021
LES VEINES DE LA TERRE – Une anthologie des bassins-versants
16 juin 2021
L’ANARCHIE – POUR AINSI DIRE
Dans le monde antique, aussi bien en Chine, en Grèce qu’en Inde, la philosophie était presque exclusivement écrite sous forme de dialogue : la pensée était supposée collective ou « dyadique » et le but de la philosophie était de se cultiver jusqu’à ce que la conscience individuelle soit possible. Si la pensée chrétienne s’était déjà éloignée du dialogue, c’est Descartes qui introduit la césure, renversant entièrement la procédure en commençant par l’individu conscient de soi, puis se demandant comment celui-ci peut établir une communication avec autrui. Une grande partie de la pratique anarchiste repose sur le principe dialogique : « On prête une grande attention à prendre des décisions pragmatiques et coopératives avec des gens qui ont des visions du monde fondamentalement différentes, sans essayer de les convertir à un point de vue particulier. » Cette proposition de discussion avec Mehdi Belhaj Kacem, Nika Dubrovsky et Assia Turquier-Zauberman, ne pouvait donc que ravir David Graeber. Ensemble, ils questionnent l’anarchie dans la sphère du politique.
17 février 2021
LA FABRIQUE DES PANDÉMIES - Préserver la biodiversité, un impératif pour la santé planétaire
13 janvier 2021
DES FINS DU CAPITALISME - Possibilités I : Hiérarchie, rébellion, désir
Pour trouver et ouvrir des formes de dépassement du capitalisme en démasquant ses fins, David Graeber propose quatre essais d’anthropologie comparée qui interrogent la nécessité des hiérarchies, la continuité entre esclavage et travail salarié, la consommation comme idéal de destruction, le fétichisme.
1 octobre 2020
L’ÉCHEC DE LA NON-VIOLENCE
Explorant la plupart des mouvements sociaux à travers le mon
de, du printemps arabe à Occupy, Peter Gelderloos montre comment les campagnes non-violentes ont contribué aux « ravalements de façade de divers régimes répressifs » et permis aux forces de l’ordre de « restreindre l’extension des mouvements de révolte sociale ». Confrontés à de vives critiques, leurs partisans, non seulement refusent de se nourrir de leurs défaites, mais entretiennent la désinformation et enracinent la non-violence dans la culture populaire grâce au soutien des médias de masse, des universités, des gouvernements, celle-ci devenant « de plus en plus extérieure aux mouvements sociaux tout en s’imposant à eux ». Faisant ainsi apparaître ses multiples faiblesses, il argumente pour une « pluralité des tactiques », « la reconnaissance d’une coexistence de différentes méthodes de lutte », car « nous avons besoin de luttes sociales bien plus fortes si nous voulons vaincre l’État, le capitalisme, le patriarcat qui nous oppriment et nous exploitent, pour créer un monde fondé sur l’entraide, la solidarité, la libre association, sur des relations saines entre nous et avec la Terre. »
17 septembre 2020
FAUT-IL EN FINIR AVEC LA CIVILISATION ? - Primitivisme et effondrement
Et si la parabole du péché originel qui nous chassa du jardin d’abondance, représentait le passage d’une vie nomade de chasse et de cueillette à une économie agricole qui nous contraint, depuis, à « gagner notre pain à la sueur de notre front » ? C’est la thèse que défendent certains primitivistes, accusant la révolution néolithique d’être à l’origine de la crise écologique et de toutes les oppressions. Pierre Madelin, avec son sens aigu de la synthèse, déconstruit ces théories, avec cependant beaucoup de nuance, leur reconnaissant parfois de grandes pertinences anthropologiques et historiques.
6 août 2020
DES OMBRES À L’AUBE - Un massacre d’Apaches et la violence de l’histoire
Karl Jacoby, professeur d’histoire à l’Université Columbia, enquête sur l’assassinat, pendant leur sommeil, de plus de cent quarante Apaches, en majorité des femmes et des enfants, à l’aube du 30 avril 1871, dans le canyon d’Aravaipa, situé à quatre-vingt-dix kilomètres de Tucson, en Arizona, connu sous le nom de Massacre de Camp Grant. Il juxtapose quatre récits, correspondant aux quatre communautés impliquées, et la mémoire que chacune en a conservée. Confronté à un ensemble de discours interprétatifs différents, il interroge les raisons profondes de la violence dans l’Ouest américain. « L’apparente inéluctabilité de l’histoire de l’Ouest – la Destinée manifeste (Manifest Destiny), l’expansion nationale américaine, la dépossession territoriale et la soumission des indiens – nous ont longtemps désensibilisés à la fois vis-à-vis de la violence et des autres spécificités de la région. Dès lors que l’on commence à penser l’Ouest non plus seulement comme l’ « Ouest » – c’est-à-dire la portion du territoire américain située au-delà du Mississippi – mais comme l’extension du Nord du Mexique et la terre natale d’un réseau complexe de communautés indiennes, nous permettons à différents scénarios concernant cet espace d’émerger. »2 août 2020
IDÉES POUR RETARDER LA FIN DU MONDE
Ailton Krenak appartient au peuple Krenak dont le territoire se situe dans la vallée du Rio Doce, dans l’État du Minas Gerais, au Sud-Est du Brésil, et dont l’environnement est affecté par les extractions minières. À la fin des années 1980, il participe à la création de l’Union des nations indigènes, milite et organise l’Alliance des peuples de la forêt. Il interroge ici l’ « idée d’humanité » construite au long de « ces deux ou trois mille ans » : « La colonisation du monde par l’homme blanc européen a largement été guidée par le principe qu’une humanité éclairée devait aller à la rencontre d’une humanité, restée dans l’obscurité sauvage, pour l’irradier de ses lumières. Cette aspiration au coeur de la civilisation européenne a toujours été justifiée par le postulat qu’il n’existe qu’une manière d’être ici sur la Terre, une certaine vérité, ou une conception de la vérité, censée guider la plupart des choix effectués à différentes périodes de l’histoire. »30 juillet 2020
LE PEUPLE DU CHEMIN
Dakoba, « l’enfant du ventre de la grande forêt » et sa petite soeur Loca échappent au massacre des membres de sa tribu isolée au coeur de l’Amazonie, où leur présence contrariait le chantier d’une route et d’un projet d’extraction pétrolière.













