
Il revient sur ses engagements, depuis la lecture
d’ « Hommage à la Catalogne » de Georges Orwell qui éveilla sa
conscience politique dans une Italie où les journaux de gauche lançaient une
souscription pour fournir des armes à la résistance chilienne après le coup
d’État du 11 septembre 1973. Autre époque !
Il revendique la liberté de parole, le droit de
mauvais augure, le droit de parole contraire.
La société privée L.T.F.*, bénéfice d’une aide
exceptionnelle de l’État italien. Un département judiciaire composé de 4
magistrats a été spécialement créé pour inculper les militants les plus
actifs.
Contre ce qu’il considère comme un abus de pouvoir,
un acte de censure, Erri de Luca ne décolère pas. Face à une procédure injuste, il rappelle que Rouget de Lisle attend toujours sa convocation pour avoir
écrit les paroles de la Marseillaise. Dans une langue remarquable, il affirme
sa détermination à rester lui-même, dans ses engagements, prêt à en assumer les
conséquences.
Bref, efficace et fort.
* La société L.T.F.
est devenue T.E.L.T. en février 2015.
LA PAROLE CONTRAIRE
Erri de Luca.
Éditions Gallimard – Paris – janvier 2015
50 pages – 8 euros
Excellent, salubre, nécessaire !
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