Le philosophe britannique Bertrand Russell (1872-1970) s’inquiète, lors d’une conférence prononcée en 1922, des menaces qui pèsent sur la liberté de pensée.
6 juin 2026
16 novembre 2025
DU DROIT DE DÉAMBULER
Sous le double effet de son aménagement physique et de la loi, le territoire se ferme depuis qu’une interdiction du droit de vagabonder et de subsister a été progressivement mise en place à partir du XIVe siècle. Considérant qu’il est vital, autant pour les humains que pour les autres êtres vivants, de « retrouver un monde poreux et traversable », Sarah Vanuxem propose « une refonte écologique du système juridique occidental moderne » à partir du droit d’arpenter la terre.
6 avril 2025
VOLTAIRINE DE CLEYRE
12 décembre 2024
GEOPOLITIQUE DE L’ÉTAT D’EXCEPTION
Alors que l’état d’exception, c’est-à-dire « l'exception au principe de l’État de droit », semble s’imposer comme la réponse « technique » à tous les défis (terrorisme, pandémies, crises de la démocratie représentative,…), Eugénie Mérieau en propose une analyse historique, juridique et géopolitique.
9 décembre 2024
AU LOIN LA LIBERTÉ
Jacques Rancière propose une exploration des nouvelles de Tchekhov pour y déceler l’appel de la liberté auquel sont confrontés ses personnages.
1 août 2023
TERRE ET LIBERTÉ
Presque tous nos objets de consommation sont produits par des gens réduits à un travail d’esclave et nous sommes en train de dévaster le monde. Il est temps de sortir de « l’impasse socio-écologique dans laquelle nous nous enfonçons » : nous sommes prisonniers matériellement et mentalement, individuellement et collectivement, « vitalement dépendants d'un système qui sape à terme les conditions de vie de la plupart des êtres vivants ». Interrogeant l’idée de liberté, le philosophe-jardinier Aurélien Berlan révèle une « vieille aspiration à la délivrance » sous l’idéal d’émancipation comme arrachement à la nature, à laquelle il oppose la quête d’autonomie matérielle et politique.
9 novembre 2021
POURQUOI LES LAPINS NE FÊTENT PAS LEUR ANNIVERSAIRE
20 juillet 2021
UTOPIES PIRATES - Corsaires maures et Renegados d’Europe
16 juin 2021
L’ANARCHIE – POUR AINSI DIRE
Dans le monde antique, aussi bien en Chine, en Grèce qu’en Inde, la philosophie était presque exclusivement écrite sous forme de dialogue : la pensée était supposée collective ou « dyadique » et le but de la philosophie était de se cultiver jusqu’à ce que la conscience individuelle soit possible. Si la pensée chrétienne s’était déjà éloignée du dialogue, c’est Descartes qui introduit la césure, renversant entièrement la procédure en commençant par l’individu conscient de soi, puis se demandant comment celui-ci peut établir une communication avec autrui. Une grande partie de la pratique anarchiste repose sur le principe dialogique : « On prête une grande attention à prendre des décisions pragmatiques et coopératives avec des gens qui ont des visions du monde fondamentalement différentes, sans essayer de les convertir à un point de vue particulier. » Cette proposition de discussion avec Mehdi Belhaj Kacem, Nika Dubrovsky et Assia Turquier-Zauberman, ne pouvait donc que ravir David Graeber. Ensemble, ils questionnent l’anarchie dans la sphère du politique.
18 avril 2021
LE CHOIX DE LA GUERRE CIVILE
Dès ses origines, le néolibéralisme a fait le choix de « la guerre civile contre l'égalité au nom de la “liberté“ » en vue de réaliser le projet d’une pure société de marché, prenant des formes diverses, selon les circonstances, pour écraser ses ennemis : se dotant des moyens de la coercition militaire et policière ou se confondant avec l’exercice du pouvoir gouvernemental et se menant par le droit et la loi. « Relire le néolibéralisme sous l'angle de la rationalité stratégique et de la violence qui lui est intrinsèque, c'est remettre en question son interprétation théorique comme ensemble de doctrines ou positions purement idéologiques, et c'est par conséquent analyser le terrain sur lequel il se déploie et qui n'est autre que celui d'une lutte sociale et politique pour imposer sa domination. »
1 octobre 2020
L’ÉCHEC DE LA NON-VIOLENCE
Explorant la plupart des mouvements sociaux à travers le mon
de, du printemps arabe à Occupy, Peter Gelderloos montre comment les campagnes non-violentes ont contribué aux « ravalements de façade de divers régimes répressifs » et permis aux forces de l’ordre de « restreindre l’extension des mouvements de révolte sociale ». Confrontés à de vives critiques, leurs partisans, non seulement refusent de se nourrir de leurs défaites, mais entretiennent la désinformation et enracinent la non-violence dans la culture populaire grâce au soutien des médias de masse, des universités, des gouvernements, celle-ci devenant « de plus en plus extérieure aux mouvements sociaux tout en s’imposant à eux ». Faisant ainsi apparaître ses multiples faiblesses, il argumente pour une « pluralité des tactiques », « la reconnaissance d’une coexistence de différentes méthodes de lutte », car « nous avons besoin de luttes sociales bien plus fortes si nous voulons vaincre l’État, le capitalisme, le patriarcat qui nous oppriment et nous exploitent, pour créer un monde fondé sur l’entraide, la solidarité, la libre association, sur des relations saines entre nous et avec la Terre. »
30 mai 2020
CONTRE LE RECENSEMENT
2 mai 2020
LA RÉVOLUTION COMMUNALISTE
Premier recueil de textes d’Abdullah Öcalan à paraître en français, réunissant quatre brochures traitant respectivement de la question kurde à travers l’histoire et de la solution de résolution pacifique du conflit, du concept de confédéralisme démocratique, de l’indispensable révolution des femmes, et d’une nouvelle conception de la nation qui ne s’articule pas à l’État et ne se caractérise ni par la culture ni par l’ethnie.31 mars 2020
CONTRE L’ALTERNUMÉRISME
Julia Laïnae et Nicolas Alep prennent la plume pour dénoncer l’émergence d’un alternumérisme, prônant un autre numérique qui serait plus humain, plus écologique, plus transparent, plus coopératif, éthique et responsable, et pour affirmer que défendre la vie sur Terre et la liberté humaine implique de désinformatiser le monde.29 janvier 2020
LES MARCHANDS DE LA PEUR - La Bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire
« La peur constitue un outil politique fondamental pour les classes dominantes. C’est une technique de gouvernement, une machine de légitimation sur la chaîne de production du contrôle. » Les « experts » de la « bande à Alain Bauer » définissent les « nouvelles menaces » (« l’islamisation de la Nation », les « terroristes » et les « casseurs », « l’invasion migratoire » et les « bandes juvéniles du crime organisé ») qui vont générer des marchés dans le domaine du contrôle des classes populaire, tout en passant sous silence toute une série d’insécurités : la misère, l’exploitation et la précarité, les discriminations et la ségrégation, la pénibilité,… Ils collaborent intensivement avec la classe politique, la police, l’armée, l’industrie et les grand médias pour accumuler des profits sur les marchés de la sécurité.27 janvier 2020
AGIR ICI ET MAINTENANT : Penser l’écologie sociale de Murray Bookchin
Floréal M. Roméro présente l’oeuvre de Murray Bookchin, son cheminement critique et politique. Il propose de trouver des réponses dans l’écologie sociale et le municipalisme libertaire, sans reproduire les cadres structurels du nationalisme et de la mondialisation capitaliste, à partir des exemples concrets du Chiapas, du Rojava et de la révolution anarchiste espagnol de 1936, et de retrouver une puissance d’agir ici et maintenant. Cette pensée révolutionnaire, « à la fois complexe et cohérente, perspicace sans être dogmatique », démontre que « la catastrophe écologique était la suite logique des dérèglements sociaux » accélérés par un capitalisme prédateur et que l’outil le plus adapté pour y remédier est « l’autogestion de tout ce qui nous incombe jour après jour ».14 janvier 2020
L’ANARCHIE OU LE CHAOS
14 décembre 2019
LA LIBERTÉ DANS LE COMA - Essai sur l’identification électronique et les motifs de s’y opposer
La mise en lambeau de la vie privée, la régression de l’anonymat et le traçage des citoyens résultent plus du choix collectif d’un mode de vie irresponsable que d’un projet étatique autoritaire. Le Groupe Marcuse (Mouvement autonome de réflexion critique à l’usage des survivants de l’économie) s’emploie à comprendre la passivité, l’approbation même, avec lesquelles a été accepté le déferlement technologique, mais aussi la conception de la liberté dont celui-ci est porteur. Il reproche aux « dénonciations plus ou moins affolées du risque de surveillance totale » de ne pas remonter à la racine du problème.7 décembre 2019
LA TERRORISATION DÉMOCRATIQUE
Claude Guillon analyse l’arsenal législatif mis en place à partir de 1986, par les gouvernements de gauche comme de droite, lois d’exceptions adoptées au nom de la lutte contre le terrorisme, sans cesse renforcées et durcies, responsables de la détention de centaines de supposés « islamistes » pendant de long mois, souvent relâchés, puis d’opposants au système capitaliste. Deux décennies « antiterroristes » passées au crible.23 novembre 2019
NOUS N’IRONS PLUS AUX URNES - Plaidoyer pour l’abstention
Le vote, devoir et rituel sacré, est difficilement critiquable dans nos régimes parlementaires. Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique et d’études féministes, prend le parti de l’abstention, tout en ouvrant un débat qui n’a que rarement lieu ou toujours partiellement, articulant et étudiant les argumentaires des uns et des autres, les soumettant à la lumière de l’Histoire comme des actualités récentes.










