12 novembre 2016

VAINCUS MAIS VIVANTS


Carmen Castillo est la compagne de Miguel Enríguez, responsable du M.I.R., lorsque celui-ci est abattu par les troupes du Général Pinochet le 5 octobre 1974. Elle s’est confiée aux auteurs qui ont adapté assez pudiquement son récit en bandes dessinées.
   
Les ellipses sont nombreuses et très habilles, faisant l’économie de bien des bavardages au profit de suggestions portées par l’image.
L’alternance des trois temps du récit est parfaitement maitrisée :  le retour sur les lieux du drame aujourd’hui, les début de l’engagement de la narratrice et ses rencontres avec les principaux acteurs politiques de l’époque, et la journée du 11 septembre 1973 lors de l’assaut du palais de la Monéda. Ce procédé de flash back permanent permet de contextualiser immédiatement tous les événements, de les relier les uns aux autres.
Sans saturer le récit de dates et de chiffres, les données essentielles sont subtilement livrées dans les dialogues. De même, les différents idéologiques entre Salvador Allende et le M.I.R. ainsi que les raisons de leur alliance objectif, nous sont exposés très naturellement dans une conversation de fin de repas.
C’est parfait.




VAINCUS MAIS VIVANTS 
Chili 1973
Loïc Locatelli Kournwsky et Maximilien Le Roy
132 pages – 17,95 euros.
Éditions Le Lombard – Bruxelles – janvier 2015

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