Des blocages aux émeutes, des occupations de ronds-points aux assemblées populaires, des appels à l’unité avec les forces de l’ordre au combat contre la répression, de l’emballement insurrectionnel à la lutte au long cours, séquence après séquence, le collectif Ahou ahou ahou livre une histoire du mouvement des Gilets jaunes, de novembre 2018 au printemps 2019. Dubitatifs au départ, les quatre auteur de ce livre ont rapidement rejoint cette « rupture soudaine de l’ordre du mode », « l’irruption du “débordement“ ». « Bien sûr, au début, comme beaucoup « à gauche », nous avons fait les pisse-vinaigre, nous nous sommes un peu pincé le nez, nous avons dénigré le « poujadisme » réactualisé. Mais bien vite il nous a fallu admettre que ce mouvement semblait abattre (et, souvent, avait déjà abattu) bien des murs que nous aspirions à démolir en vain depuis longtemps. » Ils portent un regard autant rétrospectif qu’introspectif sur ce mouvements hors norme qui défia l’analyse en même temps que le pouvoir.3 septembre 2020
LA RÉVOLTE DES GILETS JAUNES - Histoire d’une lutte de classes
Des blocages aux émeutes, des occupations de ronds-points aux assemblées populaires, des appels à l’unité avec les forces de l’ordre au combat contre la répression, de l’emballement insurrectionnel à la lutte au long cours, séquence après séquence, le collectif Ahou ahou ahou livre une histoire du mouvement des Gilets jaunes, de novembre 2018 au printemps 2019. Dubitatifs au départ, les quatre auteur de ce livre ont rapidement rejoint cette « rupture soudaine de l’ordre du mode », « l’irruption du “débordement“ ». « Bien sûr, au début, comme beaucoup « à gauche », nous avons fait les pisse-vinaigre, nous nous sommes un peu pincé le nez, nous avons dénigré le « poujadisme » réactualisé. Mais bien vite il nous a fallu admettre que ce mouvement semblait abattre (et, souvent, avait déjà abattu) bien des murs que nous aspirions à démolir en vain depuis longtemps. » Ils portent un regard autant rétrospectif qu’introspectif sur ce mouvements hors norme qui défia l’analyse en même temps que le pouvoir.1 septembre 2020
LE REVENU GARANTI : UNE UTOPIE LIBÉRALE
Après ÉGOLOGIE : Écologie, individualisme et course au bonheur, paru en 2017 chez le même éditeur, Aude Vidal poursuit son « analyse de l’imprégnation des idées
libérales en milieu militant ». Elle s’attaque ici à la revendication de
revenu garanti quelque soit sa forme et son intitulé (revenu de base,
revenu d’autonomie, dotation inconditionnelle d’autonomie, revenu
inconditionnel,…).31 août 2020
LE SANG DES NÈGRES : Mai 1967 à la Guadeloupe, le dernier massacre de la Ve République
Le 26 mai 1967, une manifestation d’ouvriers du bâtiment en grève est réprimée dans le sang, sur la place de la Victoire à Pointe-à-Pitre. Il faudra attendre 1985 pour qu’un secrétaire d’État reconnaisse la responsabilité de l’État, pour tenter de calmer les indépendantistes guadeloupéens, avouant le nombre de quatre-vingt-sept morts. Xavier-Marie Bonnot et François-Xavier Guillerm, également coauteurs du documentaire Mai 1967, un massacre oublié, enquêtent.30 août 2020
RACE
Recourir, même de manière critique, au mot race, est désormais sujet au discrédit, suspect de racisme, tandis que prospère dans l‘indifférence quasi générale les discours
racialisants. La sociologue Sarah Mazouz en défend l’usage critique,
moyen selon elle de saisir les actualisations contemporaines de
l’assignation raciale, de les désigner comme telles et de les déjouer.28 août 2020
BLUES POUR L’HOMME BLANC
27 août 2020
DE SÈVE ET DE SANG
En 1997, Julia Hill grimpe à 55 mètres de hauteur, sur un séquoia séculaire du nord de la Californie, baptisé Luna, dans le cadre d’une action de blocage destinée à
empêcher Pacific Lumber de procéder à une nouvelle coupe à blanc. Elle
raconte les tempêtes auxquelles elle dut faire face, notamment celle
d’El Niño, le harcèlement des hélicoptères, l’épandage de napalm et le
siège des agents de sécurité de l’entreprise.26 août 2020
LA CAUSE DES PAUVRES EN FRANCE
Dans les années 1950, émerge un nouveau rapport aux pauvres et à la pauvreté, sous la forme d’une cause, c’est-à-dire « la volonté proclamée par divers acteurs et groupes mobilisés de réparer l’injustice faite à un groupe social en portant à la reconnaissance publique son existence jusqu’alors ignorée ou sous estimée ». Cet « espace de la cause des pauvres » est caractérisé par son élargissement continu et des reconfigurations fréquentes que Frédéric Viguier s’efforce de mettre en lumière, en même temps que ses différents « avocats ». Il montre comment la question de la pauvreté s’est « atomisée de celle des inégalités dont elle est le produit », alors qu’étant inextricablement liés à la structure sociale qui les provoque, les phénomènes de pauvreté ne peuvent être isolés du systèmes des inégalités.20 août 2020
GUÉRIR DU MAL DE L’INFINI
Yves-Marie Abraham, professeur de sociologie à HEC Montréal, entreprend une synthèse critique des théories de la croissance et de celles de la décroissance qui commencent à se diffuser sous différentes formes. Il débroussaille ainsi un chemin pour une transition depuis un monde organisé autour de l’entreprise vers un monde des communs, nous rapprochant de la liberté et de l’égalité promises. Outre des clés de compréhension, il offre des pistes de stratégie pour sortir d’un monde destructeur, injuste et aliénant.6 août 2020
DES OMBRES À L’AUBE - Un massacre d’Apaches et la violence de l’histoire
Karl Jacoby, professeur d’histoire à l’Université Columbia, enquête sur l’assassinat, pendant leur sommeil, de plus de cent quarante Apaches, en majorité des femmes et des enfants, à l’aube du 30 avril 1871, dans le canyon d’Aravaipa, situé à quatre-vingt-dix kilomètres de Tucson, en Arizona, connu sous le nom de Massacre de Camp Grant. Il juxtapose quatre récits, correspondant aux quatre communautés impliquées, et la mémoire que chacune en a conservée. Confronté à un ensemble de discours interprétatifs différents, il interroge les raisons profondes de la violence dans l’Ouest américain. « L’apparente inéluctabilité de l’histoire de l’Ouest – la Destinée manifeste (Manifest Destiny), l’expansion nationale américaine, la dépossession territoriale et la soumission des indiens – nous ont longtemps désensibilisés à la fois vis-à-vis de la violence et des autres spécificités de la région. Dès lors que l’on commence à penser l’Ouest non plus seulement comme l’ « Ouest » – c’est-à-dire la portion du territoire américain située au-delà du Mississippi – mais comme l’extension du Nord du Mexique et la terre natale d’un réseau complexe de communautés indiennes, nous permettons à différents scénarios concernant cet espace d’émerger. »2 août 2020
IDÉES POUR RETARDER LA FIN DU MONDE
Ailton Krenak appartient au peuple Krenak dont le territoire se situe dans la vallée du Rio Doce, dans l’État du Minas Gerais, au Sud-Est du Brésil, et dont l’environnement est affecté par les extractions minières. À la fin des années 1980, il participe à la création de l’Union des nations indigènes, milite et organise l’Alliance des peuples de la forêt. Il interroge ici l’ « idée d’humanité » construite au long de « ces deux ou trois mille ans » : « La colonisation du monde par l’homme blanc européen a largement été guidée par le principe qu’une humanité éclairée devait aller à la rencontre d’une humanité, restée dans l’obscurité sauvage, pour l’irradier de ses lumières. Cette aspiration au coeur de la civilisation européenne a toujours été justifiée par le postulat qu’il n’existe qu’une manière d’être ici sur la Terre, une certaine vérité, ou une conception de la vérité, censée guider la plupart des choix effectués à différentes périodes de l’histoire. »30 juillet 2020
LE PEUPLE DU CHEMIN
Dakoba, « l’enfant du ventre de la grande forêt » et sa petite soeur Loca échappent au massacre des membres de sa tribu isolée au coeur de l’Amazonie, où leur présence contrariait le chantier d’une route et d’un projet d’extraction pétrolière.
28 juillet 2020
L’ÉTAT FRANÇAIS ET LE GÉNOCIDE DES TUTSIS AU RWANDA
« L’État français a, par pur cynisme, choisi le camp qui lui apparaissait le plus à même de maintenir le Rwanda dans sa zone d’influence. » Raphaël Doridant et François Graner reprennent tous les éléments constitutifs de la complicité française rassemblés et analysés depuis 25 ans. Diplomatique, militaire, financière, médiatique, celle-ci remonte à la préparation du génocide, s’est poursuivie pendant et après. Idéologique même, puisque les responsables politiques et militaires français ont largement répandu la propagande hutue, la négation du génocide et celle de leur propre rôle.26 juillet 2020
PETITE HISTOIRE DU GRAND TEXAS
Exercice de vulgarisation historico-comique en bandes dessinées : l’histoire des États-Unis racontés par Mohammed ben Youssef et par le seul prisme de l’État du Texas, depuis la colonisation (la « première guerre bactériologique »), les guerres avec le Mexique, l’annexion, la guerre de Sécession, jusqu’aux années récentes avec les présidents texans (Lyndon Johnson puis Bush père et fils), et même un peu plus loin.23 juillet 2020
L’OBSOLESCENCE DE L’HOMME
Nous ne sommes pas de taille à nous mesurer à la perfection de nos produits, ce que nous produisons excède notre capacité de représentation et notre responsabilité, nous ne croyons que ce qu’on nous autorise à croire, telles sont les trois thèses développées pas Günther Anders dans cette critique de la technique, au risque de passer pour un réactionnaire et d’être accusé de saboter le progrès.19 juillet 2020
LA FABRIQUE DE L’OPINION PUBLIQUE - La Politique économique des médias américains
Disséquant le discours médiatique sur la politique américaine, Noam Chomsky et Edward S. Herman analysent le système d’information aux États-Unis. Des années d’études du fonctionnement des médias les ont convaincus que ceux-ci ont mobilisé l’opinion « au service des intérêts particuliers qui dominent l’État et l’activité privée ». Ils élaborent alors leur théorie du « modèle de propagande » et la valident par la lecture critique des élections au Salvador, au Guatemala et au Nicaragua, du complot contre le pape par la prétendue « filière bulgare » et enfin, des guerres d’Indochine.1 juillet 2020
LA RÉVOLTE DES CIOMPI Un soulèvement prolétarien à Florence au XVIe siècle
En 1378, la révolte des plus pauvres des ouvriers de l’industrie de la laine à Florence, les Ciompi, menace l’édifice social du capitalisme naissant. Les croyant capables de tout, la bourgeoisie déploya une violence répressive pour les réduire à rien. Dans ses Histoires florentines, Machiavel relate ces évènements dans lesquels Simone Weil verra « l’ainée des insurrections prolétariennes ».30 juin 2020
DÉMOCRATIE
La décennie commencée avec les révolutions du Printemps arabe, s’achève « par un embrasement à la géographie éclatée », touchant tous les régimes politiques, autour d’une demande de justice sociale et d’une contestation des élites dirigeante dénoncées comme une oligarchie ne servant pas les intérêts des citoyens. Partout, les manifestants réclament la démocratie, une démocratie réelle, contestent le modèle de la démocratie libérale. Samuel Hayat, chercheur en science politique au CNRS, interroge le bien fondé de l’utilisation du terme démocratie par les régimes qui le monopolisent pour légitimer leur pouvoir, les puissances européennes qui se livraient à l’horreur de l’entreprise coloniale et les États-Unis qui pratiquaient l’esclavage puis la ségrégation raciale. Une partie des élites politiques considèrent préférable de continuer à décider seules au prétexte de la technicité supposée trop grande des questions politiques. À l’opposé, le « principe démocratie » correspond aux revendications d’autonomie des citoyens et à la capacité collective à s’organiser, à prendre directement les décisions. Ainsi, un profond sentiment de trahison des classes populaires par l’État justifie leur révolte au nom d’une conception sociale de la démocratie.25 juin 2020
HOMMES DE MAÏS, COEURS DE BRAISE - Cultures indiennes en rébellion au Mexique
Après 1994, la rébellion zapatiste a éveillé et inspiré les consciences bien au-delà du Chiapas, trouvant un écho dans le mouvement anti-mondialisation, de Seattle à Gênes, mais aussi dans les autres communautés indigènes du Mexique. Georges Lapierre, Joani Hocquenghem et d’autres, sont allés à la rencontre de celle-ci pour comprendre leur lutte pour leurs cultures et, au-delà, pour l'autonomie.22 juin 2020
ÉDITOCRATES SOUS PERFUSION - Les aides publiques à la presse trente ans de gabegie
Alors que « la presse française dominante » publie régulièrement exhortations à « réduire la dépense publique » et anathèmes contre « la France des assistés », elle est depuis trente ans littéralement gavée de millions d’euros annuels d’aides publiques qui peuvent représenter jusqu’à 12% du chiffre d’affaire de certains titres. Sébastien Fontenelle a enquêté, notamment à partir des nombreux rapports parlementaires mettant en lumière cette « gabegie », et dénonce la « gigantesque hypocrisie des fabricants de consentement » : l’impôt finance la « confection d’une propagande journalistique dédiée à la stigmatisation maniaque d’une mauvaise gestion de l’impôt ».19 juin 2020
SOUS L’OEIL DES CAMÉRAS - Contre la vidéosurveillance à Grenoble
Longtemps épargnée par la vidéosurveillance, Grenoble est équipée à partir de janvier 2010 par la municipalité socialiste de dômes 360°. Cet ouvrage rassemble des textes critiques diffusés à cette époque, dans le but d’informer sur les avancées des « technologies de flicage » et de s’opposer au monde qui les produit. 17 juin 2020
BEAU COMME UNE PRISON QUI BRULE - Un aperçu des Gordon Riots
16 juin 2020
NI OR NI MAÎTRE - Montagne d’or et consorts
Enquête « sans ménagement » sur le projet dit de la « Montagne d’or » d’exploration aurifère en Guyane. Mine à ciel ouvert en pleine forêt tropicale, usine de cyanuration et dépotoirs de déchets toxiques, recherche du profit à n’importe quel prix dans le respect hypocrite des normes vertes et solidaires en vigueur, « c’est ce monde morbide et mortifère que cet ouvrage met en joue. »12 juin 2020
DANS LA CLASSE DE L’HOMME BLANC
À partir des archives de l’Éducation nationale, des textes officiels et des manuels scolaires, Laurence De Cock retrace les débats qui ont agité l’enseignement de l’histoire de la colonisation, depuis les années 1980. Si l’histoire coloniale a toujours figuré dans le récit national scolaire comme support de valorisation de la fierté patriotique, surtout à partir de la IIIe République, elle est l’un des contenus les plus mobilisés dans les débats publics. Le système colonial était fondé sur les principes d’inégalités juridiques, de domination et d’usage légitime de la violence. Comment la transmission des valeurs et idéaux républicains dont se targue la France, peut-elle être compatible avec celle de cette histoire de leur violation légitimée ?30 mai 2020
CONTRE LE RECENSEMENT
28 mai 2020
GUERRE CIVILE DES FRANÇAIS SUR LE GENRE
Depuis quelques années, le 17e siècle des savants, grammairiens et lexicographes, est régulièrement dénoncé par les études de genre, comme coupable de réformes sexistes de la langue française. Gilles Magniont, enseignant en histoire de cette dernière, à l’université Bordeaux Montaigne, s’est plongé dans les textes des principaux accusés à la recherche de ce que l’on dit du genre au fil des siècles. Sans entrer dans le débat sur la féminisation des noms de métiers ou l’utilisation de l’écriture inclusive, il enquête sur cette influence néfaste des grammairiens, admise comme vérité historique et découvre une réalité beaucoup plus irrésolue, moins pointilleuse et péremptoire qu’on ne le prétend.22 mai 2020
EARTH FIRST ! - Manuel d’action directe
21 mai 2020
ORWELL
Né en 1903 au Bengale, où son père travaillait au département « opium » du gouvernement colonial, Éric Blair, après des études à Eton, comme boursier, décide d’entrer dans la police birmane. En 1922, au cours d’un long voyage en paquebot, il découvre les différences de classes et en apprend plus qu’avec « une demi-douzaine de brochures socialistes ». « De son passage en extrême-orient il gardé la moustache des officiers du Raj britannique et la haine de l’impérialisme. » DISCOURS PRÉLIMINAIRE DE L’ENCYCLOPÉDIE DES NUISANCES
19 mai 2020
VOYAGE EN MISARCHIE - Essai pour tout reconstruire
À la suite d’un accident d’avion, Sébastien Debourg, professeur à l’université de Cergy-Pontoise, spécialisé en droit de la finance internationale, se retrouve dans un pays inconnu, organisé selon le principe d’une réduction maximale des pouvoirs et des dominations : la Misarchie. Avec surprise, puis curiosité, souvent beaucoup d’incrédulité, voire d’incompréhension, il poursuit son exploration et ses découvertes. Le procédé littéraire du « voyage fantastique » initié par Jonathan Swift, remis au goût du jour par Emmanuel Dockès, lui-même professeur de droit à l’université de Paris-Ouest-Nanterre, lui permet par un habile décalage de point de vue, de montrer l’étendu d’un possible (presque) à porté de main, de rendre concrète, intelligible et réaliste, l’utopie d’une autre organisation sociale. C’est l’absurdité de notre société qui frappe, plus souvent que la cocasserie de la Misarchie.17 mai 2020
LE SOCIALISME SAUVAGE
La démocratie directe prit forme en 1789, traversa les époques révolutionnaires, de la Commune de Paris aux soviets de la révolution russe et aux conseils dans l’Allemagne des années 1920, jusqu’aux mouvements de contestation de Mai 68, du 15M en Espagne, d’Occupy aux États-Unis et des Printemps arabes. Charles Reeve explore les courants spontanés, autonomes et émancipateurs des mouvements sociaux, rejetés par les chefs du socialisme orthodoxe qui les qualifiaient d’hérétiques, de sauvages, car ils leur échappaient. Convaincu que « le processus contradictoire de subversion du capitalisme ne peut se développer que dans et par l’organisation assumée collectivement de nouvelles formes de vie, de production et de consommation par les intéressés eux-mêmes », il suit le fil rouge, le fil rouge et noir du « socialisme sauvage ».9 mai 2020
LE SAVANT ET LE POLITIQUE
4 mai 2020
LE FIL ROUGE DE L’ÉCOLOGIE
2 mai 2020
LA RÉVOLUTION COMMUNALISTE
Premier recueil de textes d’Abdullah Öcalan à paraître en français, réunissant quatre brochures traitant respectivement de la question kurde à travers l’histoire et de la solution de résolution pacifique du conflit, du concept de confédéralisme démocratique, de l’indispensable révolution des femmes, et d’une nouvelle conception de la nation qui ne s’articule pas à l’État et ne se caractérise ni par la culture ni par l’ethnie.27 avril 2020
BOLO‘BOLO
Publié en 1983 en allemand par l’anonymus P.M., « Bolo‘bolo est une modeste proposition pour un nouvel arrangement de notre vaisseau spatial après la disparition de la Machine-travail planétaire ». Cette « utopie réalisable » peut transformer la terre en un vaste bolo en cinq ans « si nous commençons maintenant ». Comme il l’explique dans sa préface à l’édition de 1997 : « Plus nous aurons une idée claire de ce que nous voulons, moins nous aurons peur du chaos du « lendemain », et plus nous nous sentirons encouragés à la résistance constructive. »23 avril 2020
LA DICTATURE, UNE ANTITHÈSE DE LA DÉMOCRATIE ?
Manichéens s’abstenir. La stricte distinction entre dictature et démocratie ne résiste pas à l’épreuve des faits. Eugénie Mérieau s’applique à réfuter une vingtaine d’idées reçues, et démontre que la frontière entre ces deux régimes est non seulement loin d’être imperméable mais qu’au contraire la parenté des formes d’exercices du pouvoir politique au-delà du type de régime crée une « zone de convergence ».12 avril 2020
L’ÉCOLOGIE SOCIALE – Penser la liberté au-delà de l’humain
« La « civilisation » telle que nous la connaissons aujourd’hui est plus muette que la nature pour laquelle elle prétend parler et plus aveugle que les forces élémentaires qu’elle prétend contrôler. En effet, la « civilisation » vit dans la haine du monde qui l’entoure et dans la haine sinistre d’elle-même. Ses villes éviscérées, ses terres dévastées, son air et son eau emprisonnés et sa cupidité mesquine constituent une mise en accusation quotidienne de son immoralité odieuse. » Pour Murray Bookchin la société capitaliste actuelle doit être remplacée par ce qu’il appelle la « société écologique », « une société qui met en oeuvre les changements sociaux radicaux nécessaires pour en finir avec la destruction des écosystèmes », une société non-hiérarchique, sans classes. Il en présente, dans ce recueil, les bases théoriques, à partir de réflexions philosophiques sur la nature et la liberté.
5 avril 2020
AU NORD DE L’ÉCONOMIE - Des Corons au coworking
Alors qu’inexorablement les machines tendent à remplacer les humains, marxistes et libéraux se réjouissent de ces progrès, bercés par le mythe d’un monde dans lequel nous serons tous libérés du travail, vivant d’un revenu garanti, assistés de robots de compagnie. Mais le nouveau monde technologique ne tiendra pas plus ses promesses que ne les a tenues le vieux monde industriel.4 avril 2020
FEU AU CENTRE DE RÉTENTION (Janvier – Juin 2008)
3 avril 2020
LQR : La propagande du quotidien
La Lingua Quintae Respublicae (LQR), la langue du néolibéralisme, s’installe par lente imprégnation, diffusée par les économistes et les publicitaires, reprises par les politiques. Elle oeuvre à la domestication des esprits, à la conformité et à la soumission. Éric Hazan passe en revue une partie de son lexique et décortique son fonctionnement, pour tenter d’identifier et de décrypter cette « nouvelle version de la banalité du mal ».
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